Vaccins : jouons-nous aux apprentis sorciers ?

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Si un grand nombre d’effets indésirables des vaccins remontent du terrain et des centres de pharmacovigilance, la balance bénéfices-risques penche inexorablement en faveur des injections, selon le gouvernement. Chaque voix scientifique et médicale dissidente est sommée de se taire. Tandis que la France connaît une cinquième vague.
C’est sur la tombe de Maxime que la famille Beltra s’est recueillie pour fêter son 23e anniversaire, fin octobre. Il voulait pouvoir mener la vie normale d’un jeune homme de 22 ans et prévoyait de s’envoler pour la Grèce avec sa petite amie. Mais le 26 juillet dernier, Maxime est mort subitement quelques heures après avoir reçu sa première dose du vaccin Pfizer. Les pompiers n’ont rien pu faire pour le réanimer.

 

Juste après que son fils s’est éteint, dans une salle à manger transformée en bloc opératoire, Frédéric Beltra, écorché vif par la douleur, publie une vidéo dans laquelle il crie sa rage. À l’encontre des « criminels » et des « élites corrompues » qui ont « mis sur le marché des vaccins qui ne sont pas certifiés et qui tuent des jeunes de 22 ans en pleine forme ». À l’encontre des médias de « propagande », « vils serviteurs des élites », étouffant la moindre parole dissidente sur les vaccins. La vidéo devient virale et fera le tour des réseaux sociaux, alimentant les certitudes de la sphère “antivax”, s’empressant d’ériger Maxime en martyr de la politique vaccinale.

« Mon fils avait un terrain allergique et l’a signalé au centre de vaccination qui l’a malgré tout piqué comme un poulet en batterie ! », s’insurge Frédéric Beltra

En parallèle, avant même que les résultats de l’autopsie soient connus, les médias de masse, drapés dans leur cape de “fact-checkers”, tout à leur mission de chasser l’“infox” pullulant sur les sites alternatifs, annoncent un choc anaphylactique provoqué par une allergie à l’arachide, minimisant par là tout “possible” lien avec le vaccin. L’ancien député socialiste converti au macronisme Jean-Louis Gagnaire va même encore plus loin, en dénonçant, d’un tweet aujourd’hui supprimé, « une histoire inventée de toutes pièces par les antivax et destinée à effrayer les Français »…

« Mon fils avait un terrain allergique et l’a signalé au centre de vaccination qui l’a malgré tout piqué comme un poulet en batterie ! Il n’a jamais mangé ce soir-là de cacahuètes. L’autopsie a révélé une myocardite. Rien n’explique à ce jour les raisons exactes de son décès, mais le vaccin n’est en aucun cas écarté ! », s’insurge Frédéric Beltra, déterminé à ce qu’éclate la vérité. Une enquête est ouverte après que son avocat a porté plainte au parquet de Montpellier pour “homicide involontaire” et “mise en danger de la vie d’autrui”.

Non loin des Saintes-Maries-de-la-Mer où vivent les Beltra, deux autres familles ont vécu un drame similaire cet été. Celle de Mélanie à Béziers, victime d’une crise cardiaque deux jours après la première injection de Pfizer, alors qu’elle dressait la table pour son 16e anniversaire qu’elle devait fêter entourée de ses copains. Plongée dans un coma artificiel, elle succombera un mois plus tard. Celle de Sofia à Gardanne, 17 ans, morte d’une « embolie pulmonaire massive inexpliquée », une dizaine de jours après s’être vu injecter le sérum. Les trois familles éplorées se sont rencontrées et viennent de lancer l’association Verity, afin que toute la lumière soit faite sur la mort de leurs enfants comme sur celle d’autres victimes.

« Il y a des effets indésirables graves voire mortels où l’imputabilité du vaccin n’est pas discutée. Il en va des chocs anaphylactiques, entre deux et quatre fois plus nombreux avec ces vaccins à ARN qu’avec tout autre, provoqués par l’excipient présent dans la capsule lipidique qui entoure l’ARN, comme des affections cardio vasculaires de type thrombose, myocardite et péricardite, présentes effectivement chez les jeunes entre 18 et 30 ans. Mais ces dernières sont la plupart du temps rares et bénignes. La balance bénéfices-risques est bien évidemment en faveur du vaccin, les jeunes étant la population ayant le plus de liens sociaux », assure le Pr Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé. Six mois après le début de la campagne de vaccination des 18 ans et plus, cette même HAS vient de déconseiller les injections de Moderna pour les jeunes de moins de 30 ans après la publication début novembre d’une étude Epi-Phare confirmant ces risques… Tandis que plusieurs pays scandinaves les ont tout bonnement interdites pour cette même tranche d’âge. Et que l’Islande les a totalement suspendues pour toute la population.

1 233 décès “suspectés” en France

Auditionné mi-octobre par la commission des lois de l’Assemblée nationale à l’occasion de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, Olivier Véran l’assure : « Il n’y a pas, à ce stade, de cas de décès avéré imputable à la vaccination. » Que disent les chiffres officiels ? L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), qui recense pour la France tous les effets indésirables des vaccins remontés par les centres de pharmacovigilance, fait état de 1 233 décès « suspectés » d’être en lien avec les vaccins. Son pendant américain, le VAERS comptabilise plus de 18 000 morts aux États-Unis quand en moyenne depuis trente ans, tous vaccins confondus, 150 sont à déplorer chaque année. Quant à EudraVigilance, chargé de la même évaluation pour l’ensemble des pays européens, l’organisme dénombre plus de 26 000 décès.

« Des chiffres largement sous-évalués tant il est fastidieux de remplir un dossier de pharmacovigilance », explique le Dr Olivier Soulier, membre du Conseil scientifique indépendant et de Réinfo-Covid, listant les embûches à leurs remontées : l’obtention du dossier médical complet, le numéro des lots de doses injectées, sa validation par le centre de pharmacovigilance avant d’être recensé, le temps manquant aux médecins débordés pour recueillir cette paperasse, sans compter la culpabilité de certains rechignant à voir un lien entre l’acte réalisé et un probable décès d’un de leurs patients.

Chasse aux sorcières

La pharmacienne qui a piqué Stéphanie n’a pas hésité à remonter son cas à la pharmacovigilance. Menacée par son employeur de perdre son diplôme d’aide à domicile pour personnes âgées, Stéphanie se résigne à recevoir ses deux injections de Moderna cet été. Après trois mois de règles hémorragiques la laissant anémiée, le diagnostic de sa gynécologue tombe : la jeune femme de 26 ans est désormais ménopausée. Maman de deux enfants, elle pleure sur son rêve d’un troisième bébé. « Les désordres menstruels font partie des effets indésirables de ces injections au point qu’ils sont étudiés par plusieurs universités américaines. La protéine Spike s’accumulant dans plusieurs organes comme les ovaires », explique le Dr Alexandra Henrion-Caude.

La généticienne, spécialiste de l’ARN et ancienne directrice de recherche à l’Inserm, reste privée de contact avec certains de ses anciens collègues, comme le monsieur vaccin Alain Fischer. Elle se voit taxée de “complotiste” depuis qu’elle a osé s’interroger sur la politique sanitaire. Henrion-Caude reconnaît avoir cherché dans le dictionnaire la signification de cet attribut dont on l’affuble quasi systématiquement désormais. À chacune de ses sorties, les loupes des “fact-checkers” sont brandies pour « discréditer ou travestir mes propos », se défend-elle. Sans relâche, elle dénonce un médicament génique expérimental toujours en phase trois des essais cliniques, qui, outre son inefficacité sur la transmission, comme semble le confirmer la flambée des cas ces derniers jours, pourrait même se révéler dangereux.

« La vérité, c’est que nous n’avons aucun recul sur cet ARN messager : nous ignorons la durée de sa persistance dans l’organisme, tout comme l’ensemble des modifications génétiques qu’il engendre ainsi que leurs possibles transmissions à la descendance. Ces effets sur le système immunitaire sont suffisamment mal connus pour qu’on improvise une multiplication des doses », insiste celle qui en comptabilise au minimum sept par Français d’après le nombre commandé par le gouvernement.

Une chasse aux sorcières est menée par le Conseil de l’ordre à l’encontre des médecins prudents à l’égard des vaccins, et dont les pratiques ou les propos vont à l’encontre de la doxa sanitaire. L’instance médicale ne fait qu’appliquer le décret du 22 décembre 2020 du code de déontologie des médecins, limitant leur liberté d’expression aux données scientifiques “confirmées ou étayées”. Autrement dit, si ces communications proviennent du gouvernement.

“Antivax” et “complotiste”

Après avoir été convoqué par le Conseil de l’ordre, Stéphane Gayet, docteur en infectiologie au CHU de Strasbourg, doit prochainement comparaître devant la chambre disciplinaire du Grand-Est. Il doit sa convocation à la dénonciation de ses confrères l’accusant de rédiger des ordonnances dangereuses en soignant à base d’Ivermectine des patients atteints d’un Covid long.

« Pour que les laboratoires puissent obtenir une autorisation de mise sur le marché conditionnelle des vaccins, les autorités sanitaires ont tué les possibles traitements à base d’Ivermectine et d’hydroxychloroquine. Cette absence de traitements étant une des conditions de cette autorisation », dénonce le Pr Christian Perronne déplorant l’impossibilité d’un débat contradictoire essentiel en médecine depuis le début de la pandémie. Malgré la reconnaissance de ses pairs et un CV long comme le bras dans les plus hautes instances médicales publiques et notamment à la présidence du Comité technique de la vaccination, il se voit lui aussi taxé de “complotisme” et de “position antivax” notoire. Ses critiques sur la gestion de la crise par l’État français et ses propos tenus sur les bienfaits de l’hydroxychloroquine lui ont coûté la chefferie du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches.

Sur les plateaux de télévision, seuls les spécialistes “provax” ont désormais voix au chapitre. Ils louent la sûreté de la technologie à ARN, l’efficacité des vaccins pour lutter contre les formes graves, l’importance d’une troisième dose pour maintenir à niveau les anticorps… Privés de débats contradictoires et accusés d’être à l’origine de cette cinquième vague, les “antivax” piochent çà et là dans les méandres du Net des informations la plupart du temps non vérifiées sur des sites alternatifs qu’ils se partagent compulsivement sur des boucles Telegram, comme pour extérioriser leur défiance à l’égard des élites.

« Pour que les laboratoires puissent obtenir une autorisation de mise sur le marché conditionnelle des vaccins, les autorités sanitaires ont tué les possibles traitements à base d’Ivermectine et d’hydroxychloroquine », dénonce le Pr Christian Perronne

« Si j’avais eu connaissance du moindre risque, jamais je ne l’aurais fait prendre à ma femme », nous confie Marc Doyer attendant la mort de son épouse Mauricette, qui a développé une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob quinze jours après l’injection de Pfizer. Si la maladie est extrêmement rare et touche un cas sur un million, Marc Doyer a recueilli en quelques jours six témoignages de cas similaires. « Qui seront les responsables ? », interroge-t-il. « Les États membres », répond l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi. Cette dernière, membre de la commission du contrôle budgétaire, s’est battue de longs mois avant d’avoir accès aux contrats qui lient les laboratoires pharmaceutiques et la Commission européenne. Des contrats illisibles car entièrement biffés pour cause de secret des affaires lui ont finalement été présentés. « Un journaliste italien est parvenu à mettre la main dessus », nous raconte-t-elle. Les laboratoires sont exonérés de toute responsabilité en cas d’effets indésirables graves, la charge revenant aux États membres de financer les frais d’avocats des firmes pharmaceutiques et les indemnités possibles à verser.

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