L’immunité collective est une fadaise : le cas inquiétant et parlant de la rougeole qui dessine notre futur sur le COVID19.

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Rougeole
Le nombre de décès de la Rougeole a augmenté de 50% entre 2016 et 2019.
C’est le niveau d’il y a 23 ans.
La vaccination dans le monde pendant 23 ans sur la rougeole a fortement progressé donc que se passe-t-il ?
Si on compare avec le COVID, nous voyons bien que l’illusion de l’immunité collective trompe le public : non même avec 95% de vaccinés – ce qui ne sera jamais atteint – nous n’effacerons pas le virus de la planète.
C’est faux.
Et on va trouver un argument facile: “c’est la faute des antivaccins”.
Et on n’ira pas chercher plus loin.
Pour la rougeole,

quand on observe l’évolution du taux de vaccination dans les pays occidentaux ou mondiaux, on est obligé de constater qu’ils sont globalement stables. Ils fluctuent principalement en fonction d’évènements locaux temporaires (guerre, famine,…).

Les évènements sociétaux suspendent l’effort de vaccination dans les pays où le taux est le plus faible , favorisant des clusters, mais ils n’expliquent pas à eux-seuls un recul de 23 années-équivalent.
Les enfants non-vaccinés dans les pays à taux élevé créent des clusters, mais ceux-ci n’expliquent pas à eux-seuls un recul de 23 années-équivalent.
L’impact des antivaccins, c’est que le niveau n’augmente pas au-delà d’un chiffre plafond.
Et la circulation devient plus visible (alors qu’elle n’avait en fait jamais été arrêtée).
Il y a – dans les pays avec un taux élevé – une augmentation progressive de cas associés à des souches résistantes à l’immunité vaccinale.
La faute aux anti-vaccins? C’est un peu court comme raisonnement.
Les personnes non-vaccinées favorisent peut-être une circulation plus intense temporaire et locale (et plus visible).
Plus de circulation donne plus de variation…mais une variation aléatoire qui n’est pas forcément résistante à la vaccination.
Et il ne faut pas que la circulation soit visible pour qu’elle existe, et pour que le virus varie.
ui ui sLes vaccinés aussi participent à la variation.
Si ces variants sont résistants deviennent dominants quand ils infectent les personnes vaccinées ;  ce qui augmente leur circulation, et donc les variations…résistantes à la vaccination.
Tout le monde participe à l’apparition et la circulation de variants.
Mais les vaccinés sont les moteurs de la pression de sélection de souches résistantes à la vaccination.
Vacciner avec un haut taux pendant 40 ans, sans stopper la circulation, sans modifier la souche vaccinale, c’est ce qui favorise l’apparition de souches résistantes à l’immunité vaccinale (que les vaccinés contribuent à propager, même silencieusement).
Quelle est la part des infections par des souches échappant à l’immunité vaccinale dans cette recrudescence récente?
C’est l’information que vous ne trouvez pas.
Pourquoi? Parce qu’il ne faut pas mettre en doute la vaccination.
Or si on ne prend pas la mesure de ceci, on peut dans 2 ans/5 ans/10 ans avoir 100% d’infections par des souches résistantes à l’immunité vaccinale et on reviendra, comme pour la Rougeole, en arrière.
Pour revoir le vaccin, et assurer que ceci soit développé convenablement (et pas dans l’urgence), il faut oser parler de l’échappement même si ça ternit un peu l’image globale.
Pour conclure, je vais citer cet article de l’UNICEF à propos de la crise actuelle:
« Il n’est pas acceptable de perdre du terrain face à certaines maladies à cause de la lutte contre une seule maladie mortelle », a affirmé Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF. (1)
L’OMS et l’UNICEF anticipent une recrudescence de cas de rougeole et de polio dans les pays les plus impactés, où la vaccination a été mise à mal (par la gestion COVID et par d’autres évènements locaux).
Polio? Pas si éradiquée que cela, la Polio…en fait.
Et un autre fait: la bataille contre le Covid nous fait reculer sur de nombreuses dimensions de la santé.
Il serait temps d’en prendre la juste mesure, non et d’arrêter de faire la chasse aux scientifiques qui osent continuer à faire leur travail plutot que s’inscrire aux fan-clubs de politiciens corrompus.