Les nouveaux variants du COVID19 sèment la panique à l’OMS.

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Un rapport interne supplémentaire pointe du doigt la différence flagrante entre les chiffres officiels du COVID et la surmortalité. On approche bientôt le demi-million d’américains morts du COVID-19, contre 400.000 selon les chiffres officiels, soit une différence effective de 25% confirmée. Cette différence est probablement la même dans le monde entier, et largement plus grande encore dans les pays moins développés.

Selon les projections à l’OMS (internes), la domination mondiale de la nouvelle variante du virus est probablement déjà inévitable.

Au Brésil, la situation est totalement hors de contrôle. Certaines régions sont en état de guerre.

En octobre 2020, certaines estimations et études très sérieuses prétendaient qu’à Manaus (la capitale de l’État de l’Amazonas) avait été tellement (mortellement) touchée que près de 76% de la population avait été infectée et que l’immunité collective était probablement atteinte.

https://science.sciencemag.org/content/371/6526/288

Et pourtant, la mortalité de la vague actuelle est telle que la ville se voit obligée d’établir des cimetières massifs dans des terrains réquisitionnés.

https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-brazil/amazon-city-resorts-to-mass-graves-as-brazil-covid-19-deaths-soar-idUSKBN22B35Z

La question est donc posée et inquiète grandement les meilleurs experts mondiaux. Il semblerait qu’une lignée du virus ait muté à un rythme sans précédent. De nombreuses souches y circulent, dont plusieurs sont capables d’échapper aux anticorps !

Pour être clair sur la nomenclature (dénomination), les deux variantes du Brésil sont :

– La variante B.1.1.28(E484K)
– La variante B.1.1.28 (K417N/E484K/N501Y) qui a maintenant été renommée P1.

… les deux disposent de la mutation E484K problématique qui peut échapper aux anticorps !

Il semblerait même (à prendre avec précaution pour le moment) que des gens soient déjà À NOUVEAU réinfectés par la nouvelle variante, à peine quelques semaines après avoir contracté la maladie.

Apparemment, la variante E484K (qui concerne les 2 versions évoquées plus haut au Brésil) semble être 10x plus résistante à la neutralisation du virus par les anticorps, comparés à la version précédente du virus.

Autrement dit, il est hautement probable (mais pas sûr) que la situation soit encore pire que prévue avec la nouvelle mutation. Il y a un véritable vent de panique parmi les experts à l’OMS.

La vaccination devrait néanmoins toujours fonctionner contre cette mutation. Des études sont attendues pour le confirmer.

Résumons donc la situation :

Il y a quatre versions du virus qui inquiètent, les 2 citées plus haut dont une est également au Japon en plus du Brésil, et une version Sud Africaine de la variante et une version du Royaume-Uni. Bien que légèrement différentes, elles ont toutes en commun la mutation E484K sauf la version de Grande-Bretagne (B117), ce qui signifie qu’elles seraient toutes capables d’échapper aux anticorps. L’OMS ne sait plus où donner de la tête, et les experts pensent que les réinfections vont être courantes.

La version de Grande-Bretagne ne dispose pas de cette mutation mais est toute aussi inquiétante pour d’autres raisons que je détaillerai.

Le patron de Moderna dit que le virus ne pourra jamais être éradiqué, même avec la vaccination, et qu’il sera endémique. (avis partagé par de très nombreux experts)

Précisons qu’un tiers des réinfections COVID sont au moins aussi graves que la première voire plus graves.

Des simulations ont même démontré que la mutation E484K est inévitable et semble se produire quoi qu’il arrive après un certain nombre de réplications. Le fait qu’elle dominera le monde entier est donc hautement probable et cela va arriver très vite.