Le COVID19 est-t-il une arme biologique chinoise ?

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Le P-4 à Wuhan, hub du Hubei militaro-scientifique
Le P-4 à Wuhan, hub du Hubei militaro-scientifique

Contrairement à d’autres villes chinoises, Wuhan est un hub du système militaro-scientifique tout particulièrement pour ce qui concerne la virologie, l’épidémiologie, la recherche bactériologique et biologique. Elle s’est d’autant plus développée depuis les épidémies de SRAS-Covid1 – puis la grippe aviaire (de souche H5N1) au début du siècle.

De plus 2016, la réforme de l’APL a eu un impact encore plus considérable, puisqu’avec la réduction des régions militaires de 7 à 5 théâtres opérationnels, Xi Jinping a mis en forme des structures de commandement interarmes « décentralisées ». C’est ainsi que Wuhan est devenu le lieu d’implantation de la Force de soutien logistique interarmes pour la totalité de l’APL en Chine. Un fait sans précédent. Cette Force de soutien (Lianqin Baozhang Budui, 联勤保障部队) est dirigé par un proche du Président Xi, le lieutenant-général Li Yong [李勇]. Tout comme l’ancien Département logistique de l’APL, cet élément coordinateur chapeaute le Département Santé de l’Armée, l’Académie des Sciences militaires médicales qui dépend aussi du Ministère de la Défense.

Or c’est de ce volet de service logistique que dépend l’Académie des sciences militaires médicales (AMMS) qui a repris en main le Laboratoire P-4 de Wuhan au fin janvier 2020, sous la férule de la générale Chen Wei devenue un « étoile rouge » depuis qu’elle a combattu le SRAS ou le Virus Ebola et en août 2020 sacrée “Héroïne du peuple ” pour avoir officiellement vaincu le Covid-19 en Chine. L’AMMS avait été la première en 2003 structure à séparer les éléments pathogènes en Chine et développer un agent de diagnostic rapide du SRAS.

Je ne vais pas retracer ici l’épopée de la vente par les Français du Laboratoire P-4 à l’Institut de Virologie de Wuhan. Mon confrère Jacques Massey a été le premier à en révéler l’existence dans la Lettre d’informations TTU (Très Très Urgent) dès 2004, au lendemain de l’épidémie du SRAS, lettre qui, sous ma plume, a également évoqué un an plus tôt, en 2003, la gestion opaque de la crise par l’APL. Auteur d’un ouvrage de référence, Bioterrorisme, l’Etat d’Alerte, Massey a surtout révélé le 28 mai 2020 dans son enquête pour Médiapart des faits troublants concernant le Labo P-4 sous le titre : Wuhan – L’inévitable question de la prolifération. Il rappelle que si les services de sécurité français ont exprimé des réticences à ce qu’on vende déjà des P-3 (BSL-3, laboratoires de sécurité inférieure), c’est que les commandes à la société française Labover étaient passées conjointement « par le ministère chinois de la Santé et par celui de la Défense ».

La suite de l’article trés fouillé d’un grand journaliste connaisseur de la chine est ici :

https://www.rogerfaligot.fr/post/covid-19-que-sais-je-de-la-guerre-bact%C3%A9riologique-chinoise

Notons aussi qu’un document déclassifié de l’armée américaine – à prendre avec précaution du coup aussi – semble accréditer la thèse d’une guerre bactériologique – intentionnelle – :

https://www.dailymail.co.uk/news/article-9556415/China-preparing-WW3-biological-weapons-six-years-investigators-say.html