Deux stratégies de lutte contre le COVID19 s’opposent : la mitigation et la suppression.

3
14003
2 stratégies de lutte contre le COVID19 s'opposent : mitigation et suppression
2 stratégies de lutte contre le COVID19 s'opposent : mitigation et suppression

L’Impérial College of London a été mandaté par les gouvernements européens pour répondre aux défis sanitaires, nous publions l’étude.

Note : pour les anglophones vous pouvez directement télécharger l’étude à la fin de cet article en faisant un “sauvegarder sous” ou en cliquant dessus pour la lire. (1)

L’étude présente 2 stratégies possibles :

(a) La mitigation

Cette stratégie veut freiner la diffusion de la pandémie mais pas forcement l’arrêter. Elle l’étale dans le temps.

Son premier objectif est d’éviter l’engorgement du système hospitalier en étalant “la demande en patients en soins intensifs”.

La mitigation est la stratégie choisie pour l’instant par la France et l’Angleterre.,

La mitigation (isolation, distanciation sociale) pourrait réduire de 2/3 le nombre d’infectés et de moitié les décés mais elle doit être stricte pour être efficace.

L’Imperial College of London souligne que cette stratégie est hautement risquée et est une stratégie à court terme plus qu’à long terme car la pandémie repart dès que les consignes sont moins respectées.

Elle peut produire des centaines de milliers de morts – c’est l’Imperial College of London qui le dit – et l’effondrement du systéme hospitalier.

Note personnelle  : le choix de cette stratégie dans un pays latin, peu discipliné comme la France apparait être un simple suicide. Le Gouvernement Français semble faire trop confiance à son industrie pharmaceutique et nous ressort le coup du scandale du sang contaminé en attendant qu’un vaccin arrive vite tout comme le premier ministre Français de l’époque avait attendu les fameux tests pour les enfants hémophiles alors que des tests américains étaient déja utilisables.

C’est pour cela que les gouvernements choisissent la suppression (b)

(b) la suppression

Elle a comme objectif de réduire la courbe de progression de la pandémie en attendant l’arrivée d’un vaccin dans les 18 mois.

Son but est de réduire le nombre de reproduction: le nombre moyen de cas secondaires provoqués par chacun infecté qu’on note R.

Ce “R” doit être réduit au dessous de 1 pour éliminer la transmission homme-homme au possible.

Cette technique fût employée contre le SARS et Ebola.

Elle emploie la quarantaine stricte comme premier moyen avec un support massif de l’armée souvent en terme de logisitique.

Cette stratégie est choisie par la majorité des pays européens, la Chine, L’Italie, la Suisse, Honk-Kong , Singapour et la Corée du Sud qui ne quarantainise pas mais fait des tests massifs en permanence et partout.

Elle est aussi la stratégie choisie depuis 1918 par la quasi totalité des gouvernements qui sont exposés à des épidémies.

Son probléme est qu’elle nécessite des moyens financiers énormes et dans le temps à hauteur de 18 mois ad minima. Elle convient à des économies fortes capables de survivre longtemps.

Les deux stratégies doivent s’éxécuter jusqu’à leur réussite donc indéfinement dans le temps.

L’étude ne donne aucune échelle de temps dans la mise en place de ces mesures mais parle bien d’1 an et demi comme temps de mise en place des mesures fortes…

(1) Impact of non-pharmaceutical interventions (NPIs) to reduce COVID- 19 mortality and healthcare demand

3 COMMENTS

Comments are closed.